Après les critiques sur la faible quantité d’aide humanitaire entrée dans la bande de Gaza – seulement 9 camions lundi – Israël a annoncé ce mardi l’entrée de 93 camions, soit dix fois plus, via le point de passage de Kerem Shalom. D’après le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires -COGAT- les camions transportaient de la farine, des aliments pour nourrissons, du matériel médical et des médicaments. Tous ont été inspectés « rigoureusement » par les services de sécurité. Les autorités à Gaza, de leur côté, contestent ces chiffres et affirment que seuls 9 camions sont entrés.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré devant la commission des affaires étrangères du Sénat que les États-Unis étaient « satisfaits » de la reprise des livraisons d’aide. Il a toutefois démenti l’existence d’un plan de l’administration Trump visant à transférer un million de Gazaouis en Libye, tout en confirmant que Washington avait sondé plusieurs pays de la région sur leur disposition à accueillir des habitants de Gaza souhaitant partir volontairement.
Par ailleurs, le vice-secrétaire général de l’ONU aux affaires humanitaires, Tom Fletcher, a alerté : 14 000 nourrissons risquent de mourir dans les deux prochains jours si l’aide n’est pas distribuée rapidement. Il a précisé que les camions n’avaient pas encore atteint la population et a appelé à « inonder la bande de Gaza d’aide humanitaire ».
En parallèle, des déplacements massifs de civils ont été observés dans le centre et l’ouest de Khan Younès après des appels à évacuation lancés par Tsahal. Les réseaux sociaux ont relayé des images de familles fuyant vers l’ouest de Gaza après des frappes aériennes.
