En attendant la mise en place effective de la nouvelle fondation humanitaire américaine GHF -Gaza Humanitarian Foundation- sensée à dater du 24 mai, acheminer et sécuriser l'aide humanitaire dans la bande de Gaza,, l'acheminement de l'aide se poursuit pour l'heure selon l’ancienne méthode : les convois entrent via le terminal de Kerem Shalom et leur contenu est ensuite distribué par l’ONU et diverses organisations humanitaires. Ce système a longtemps permis au Hamas de mettre la main sur les cargaisons, de les revendre à prix d'or ou de les réserver à ses membres.

Crédit Ali Hassan/Flash90
Dans cette période de transition, les autorités israéliennes, via le COGAT, collaborent avec des sociétés émiraties et jordaniennes, soigneusement sélectionnées pour ne pas être liées au Hamas. Mais sans garanties totales contre un détournement.
Dans ce contexte, le Programme alimentaire mondial -PAM- des Nations unies a déjà fait appel à la société israélienne Shenterco, l’un des plus grands grossistes du pays dans le secteur agroalimentaire, pour la fourniture de 7 000 tonnes de blé importé de Russie. Montant estimé de la transaction : 2,24 millions de dollars. Le chargement se trouve actuellement dans les entrepôts du fournisseur et attend le feu vert pour entrer dans la bande de Gaza.
Selon Shalom Hatuka, propriétaire de Shenterco, la commande initiale du PAM portait sur 11 500 tonnes, mais la société israélienne n’a pour le moment pu en livrer qu’une partie.
