Selon une enquête exclusive de l’agence Reuters, environ un millier de Gazaouis ont quitté la bande de Gaza au cours des derniers mois, dans le cadre d’un assouplissement discret des restrictions de sortie imposées par Israël, dans la lignée du plan voulu par le Président américain Donald Trump.
Ce mouvement volontaire, s’est intensifié à partir de mars 2025, parallèlement à des démarches diplomatiques menées par plusieurs pays, principalement européens, pour accueillir temporairement des résidents de Gaza, souvent titulaires d’une double nationalité ou bénéficiaires de bourses académiques.
Des sources diplomatiques européennes ont confirmé que les procédures, auparavant longues de plusieurs semaines voire mois, sont désormais traitées en quelques jours pour certains profils : binationaux, bénéficiaires de visas ou de bourses étrangères.
Les Palestiniens concernés ont été transférés par autobus, sous escorte militaire israélienne, vers la Jordanie, avant d’embarquer sur des vols vers l’Europe. Certains ont également été évacués directement depuis Israël.
La France est l'une des destinations choisies par ces Gazaouis. Ainsi Reuters cite l'exemple d’Ayoub Aïd, ingénieur de 57 ans, qui a pu rejoindre la France en avril, après une longue attente due à des restrictions sécuritaires ou encore Dounia al-Amal Ismaïl, poétesse de 53 ans, qui a quitté Gaza avec ses deux enfants dans le cadre d'un programme culturel français destiné aux artistes en zones de guerre.