Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou suscite l'indignation au sein de sa propre coalition après avoir approuvé dimanche soir la reprise de l'acheminement d'aide humanitaire vers toutes les zones de la bande de Gaza.
Lors d'une réunion ministérielle particulièrement houleuse dimanche, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a exigé un vote formel sur cette question, demande rejetée par Netanyahou. L'échange a atteint son paroxysme lorsque le chef du Conseil de sécurité nationale, Tzachi Hanegbi, a accusé Ben-Gvir d'être "un rebelle".
Dans un communiqué virulent, le bureau de Ben-Gvir a déclaré que "toute aide humanitaire qui entre dans la bande de Gaza alimentera le Hamas et lui donnera de l'oxygène, tandis que nos otages croupissent dans les tunnels." Sur les réseaux sociaux, le ministre a directement interpellé Netanyahou : "Monsieur le Premier ministre, nos otages ne profitant d'aucune aide humanitaire !"
Le ministre des Finances Betsalel Smotrich, qui avait précédemment menacé de démissionner si une telle mesure était adoptée, a également exprimé son opposition catégorique : "Chaque camion qui atteint le Hamas à Gaza prolonge la guerre, renforce le Hamas et met en danger nos soldats."