Teva, autrefois considérée comme la fierté de l'industrie israélienne, traverse aujourd’hui une phase de renouvellement impressionnante après avoir affronté une série de défis majeurs au cours des dernières années. En dépit des difficultés liées à l’acquisition d'Actavis en 2016, qui a entraîné une montagne de dettes et une chute dramatique de sa valeur boursière, la société semble redresser la barre et reprend confiance sur le marché.
L'entreprise a enregistré des résultats positifs pour le premier trimestre de 2025, avec une hausse de 5 % de ses revenus par rapport à l'année précédente, atteignant 3,9 milliards de dollars. Le bénéfice par action a dépassé les attentes des analystes, s'établissant à 0,64 dollar, contre 0,58 dollar prévu. La direction de Teva, sous la houlette du CEO Richard Francis, reste optimiste quant à ses prévisions financières, annonçant même une révision à la hausse de ses objectifs pour 2025, notamment un EBITDA ajusté de 4,45 milliards de dollars et un bénéfice par action de 2,55 dollars.
Le principal moteur de cette reprise semble être la stratégie de diversification de Teva, avec un accent particulier sur les médicaments d'origine et les biosimilaires. La croissance de l’AUSTEDO, médicament phare contre la dyskinésie tardive, et le lancement prometteur de Duvakitug, un traitement expérimental pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, illustrent bien cette nouvelle orientation stratégique.