Un incident embarrassant s'est produit au tribunal de Hadera, dans le nord d'Israël, lorsqu'il a été révélé que la police avait basé son argumentation juridique sur des "clauses légales" fictives, vraisemblablement générées par intelligence artificielle.
L'affaire concerne la restitution d'un téléphone portable confisqué dans le cadre d'une enquête menée par l'unité Lahav 433 et les unités du district côtier. Selon les documents judiciaires, le suspect avait initialement accepté que la police conserve son appareil jusqu'en 2026. Toutefois, deux mois après cette entente, il en a demandé la restitution, expliquant que son commerce avait été cambriolé et qu'il ne pouvait accéder au système de sécurité sans son téléphone.
Après avoir d'abord accepté de rendre l'appareil avant de se rétracter, la police a présenté au tribunal une réponse écrite citant deux "articles de loi" pour justifier sa position. C'est lors de l'audience que l'avocat de la défense a soulevé le problème : "Je soupçonne que la réponse de la police a été tirée de GPT car les articles de loi cités n'existent pas."
Le représentant de la police a rapidement reconnu l'erreur : "Mon collègue a raison. Nous retirons ce que nous avons dit. Ce qui a été cité est incorrect. Celui qui a écrit cela l'a fait de bonne foi, par erreur."