Alors que les tensions entre Benyamin Netanyahu et Donald Trump ne sont plus un secret, plusieurs sources palestiniennes ont indiqué à Reuters et à Al Jazeera que le Hamas aurait repris des discussions avec l’administration américaine sur un éventuel cessez-le-feu à Gaza, ainsi que sur l’avenir de l’enclave. La Maison-Blanche n’a pas démenti. « Les efforts de Witkoff et de son équipe se poursuivent », a simplement déclaré un porte-parole.
Devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense, réunie à huis clos, le Premier ministre israélien a fait allusion à une possible libération prochaine d’Idan Alexander, un soldat israélien également citoyen américain.. « Nous traversons des jours critiques, et je ne peux pas tout dire », a-t-il affirmé. Il aurait évoqué une première phase du plan Witkoff, sans toutefois préciser s’il s’agit d’un échange concernant 11 otages vivants ou seulement une partie d’entre eux. Plusieurs élus présents ont jugé ses propos confus et ambigus.
Washington continue d’insister sur la responsabilité du Hamas dans le déclenchement de la guerre. « Nous voulons la paix et exigeons la libération immédiate des otages. Notre soutien à Israël est total », a rappelé un représentant américain, précisant que Trump avait averti le Hamas des conséquences s’il ne libérait pas Idan Alexander, ainsi que les dépouilles de quatre citoyens américains.
Selon NBC, l’ancien président Trump aurait exprimé son exaspération face à l’opération israélienne « Chars de Gédéon » à Gaza, qu’il juge contre-productive et nuisible aux efforts de reconstruction. Des sources proches de l’administration parlent même d’un « effort vain ».
Autre point de discorde : l’Iran. Netanyahou espérait obtenir, lors d’une récente visite à Washington, un engagement clair d’appui aérien en cas de frappe israélienne. Trump lui aurait opposé une fin de non-recevoir, préférant entamer des négociations directes avec Téhéran. Il aurait également irrité le Premier ministre israélien en annonçant unilatéralement la fin de l’opération militaire américaine au Yémen.
Malgré ces désaccords, Netanyahou a tenu à minimiser les tensions, affirmant devant la commission que les relations avec Trump restaient solides et qu’ils étaient en contact permanent. « Ils ont leurs intérêts, nous avons les nôtres, mais la coopération continue », a-t-il affirmé.