Après 43 ans porté disparu depuis la bataille de Sultan Yaakoub pendant la première guerre du Liban en 1982, le corps de Tsvika Feldman a été retrouvé et rapatrié en Israël à la suite d’une opération clandestine complexe et risquée menée en profondeur du territoire syrien.
L’opération sur le sol syrien a été dirigée par le lieutenant-colonel Y., anciennement libéré de Tsahal et réintégré spécialement pour mener cette mission. L’unité a opéré à plusieurs dizaines de kilomètres de la frontière israélienne, dans une zone où le corps de Feldman était enterré.
Ceux qui ont agi sur le terrain étaient des « actifs du Mossad » – des agents non israéliens opérant pour Israël – qui sont parvenus, au péril de leur vie, dans un cimetière situé en profondeur du pays, affrontant des gardes armés et même des échanges de tirs, jusqu’à atteindre leur objectif.
L’opération s’est déroulée en plusieurs phases : à chaque fois, les agents du Mossad se rendaient dans le cimetière où le corps de Feldman z’’l était enterré et rapportaient différents éléments, comme des échantillons de sol et des échantillons d’ADN. La percée décisive a eu lieu récemment grâce à la découverte de la combinaison de tankiste de Feldman et à l’identification d’un échantillon ADN, confirmant de manière certaine son identité.
La série d’opérations s’est étalée sur une longue période, y compris sous le régime d’Assad. Les dernières missions ont été menées sous le nouveau régime de Al Sharaa.
Cette mission, dirigée par le Mossad en coopération avec le renseignement militaire israélien, a été rendue possible grâce à des percées dans le renseignement et aux changements politiques récents en Syrie, notamment l’effondrement du régime Assad.