Alors qu'une délégation gouvernementale s’envole pour les États-Unis afin de négocier la modernisation de l’accord de libre-échange entre les deux pays, les représentants de l’Association des agriculteurs israéliens tirent la sonnette d’alarme et met en garde contre toute concession hâtive susceptible de nuire à l’agriculture locale et au dispositif de sécurité alimentaire du pays. Ils exigent l’exclusion de certains secteurs sensibles du futur accord, en particulier ceux situés en périphérie et près des frontières – régions durement touchées depuis le 7 octobre. et appellent les ministères de l’Économie et des Finances à défendre les barrières douanières en place, sur la base des recommandations du ministère de l’Agriculture.
« Un accord non encadré serait destructeur pour des exploitations déjà fragilisées, notamment celles du sud et du nord, dont une grande partie a été évacuée après le 7 octobre. Des exploitations qui sont le fer de lance de l’implantation et de la sécurité nationale », souligne l’organisation.
Dans le même temps, les discussions entre Jérusalem et Washington visent à élargir l’accord de 1985 pour intégrer de nouveaux domaines comme les services numériques et l’échange de données. Cette modernisation intervient dans un climat tendu, alors que les États-Unis menacent d’imposer une taxe de 17 % sur les importations israéliennes. Israël a répliqué en supprimant les derniers droits de douane sur les produits américains, notamment agricoles.