Dans une interview au site Walla, l'ex-otage franco-israélienne Mia Shem a livré des détails précis sur les circonstances entourant sa rencontre avec l'entraîneur sportif qu'elle accuse de l'avoir droguée et agressée. Son récit révèle un scénario qui, selon ses avocates, porte toutes les caractéristiques d'une agression facilitée par l'usage de substances incapacitantes.
Selon Mia, la relation a débuté de façon banale lors d'une fête de Pourim où l'entraîneur s'est présenté à elle et lui a proposé des séances d'entraînement. Rapidement, il a évoqué ses contacts dans l'industrie cinématographique, mentionnant spécifiquement un producteur hollywoodien prétendument intéressé par l'histoire de sa captivité.
"Dès la première séance, il m'a parlé d'un producteur important et reconnu qui souhaitait nous rencontrer pour discuter d'un film basé sur ma vie et le livre que j'écrivais," précise-t-elle.
Après un premier rendez-vous manqué avec ce mystérieux producteur, une nouvelle rencontre a été organisée au domicile de Mia, qu'elle décrit comme son "refuge".
"La veille de la réunion, j'ai demandé à un bon ami de m'accompagner," explique-t-elle. Le jour même, "le coach est arrivé en retard et à partir de ce moment-là, ma mémoire a été plus ou moins effacée."
Dans son témoignage, Mia rapporte que l'entraîneur serait arrivé seul, sans le producteur annoncé, et aurait demandé à son ami de quitter les lieux, prétextant "une réunion importante". Il aurait également recommandé à cet ami "de ne pas boire dans un verre de boisson qui était sur la table".
Mia évoque des "flashbacks très perturbants" qui sont revenus "un jour ou deux plus tard", notamment "des flashbacks d'une personne entrant dans son dressing" alors qu'elle s'habillait. Elle se souvient également d'un moment où elle "n'était pas complètement habillée".