Une délégation du Hamas a été contrainte d’annuler sa visite au Maroc, après que les autorités du royaume ont refusé de lui accorder un visa d’entrée, ont confirmé ce week-end des responsables du Parti islamiste Justice et Développement (PJD).
Le parti a précisé que plusieurs délégations palestiniennes, jordaniennes et libyennes n’ont également pas pu participer à la séance d’ouverture de la conférence.
Abdallah Benkirane, secrétaire général du PJD et ancien Premier ministre marocain, avait initialement annoncé la venue de Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas. Il a ensuite reconnu que le mouvement n’avait pas obtenu de visa. « Nous espérions qu’ils seraient parmi nous », a déclaré Benkirane.
Face à cette situation, des critiques se sont élevées en Algérie dénonçant le boycott imposé au Hamas. Faouzi Barhoum a finalement dû intervenir à distance, via Zoom, lors de la conférence, exprimant sa satisfaction face aux manifestations pro-palestiniennes au Maroc, qui continuent d’appeler à un cessez-le-feu et, dans certains cas, affichent leur soutien au Hamas.
La presse algérienne s’est indignée, accusant les autorités marocaines — désignées sous le terme « Makhzen » (qui fait référence à l’élite dirigeante et aux services de sécurité) — de revoir leur politique vis-à-vis de la résistance palestinienne et des peuples arabes, et de tenter de marginaliser les voix opposées à l’hégémonie occidentale et sioniste.