Un rapport opérationnel publié ce vendredi dévoile les détails du combat survenu le 7 octobre 2023 dans le kibboutz Nir Yitzhak, lorsque 85 terroristes ont pénétré dans la localité en trois vagues. Neuf civils ont été tués lors de l’attaque, dont six membres de la cellule de sécurité locale. Selon le rapport, l’armée israélienne a échoué à protéger le kibboutz, mais l’héroïsme de ses habitants a permis d’éviter un massacre encore plus lourd.
Malgré les exécutions, enlèvements et pillages perpétrés par les terroristes, les membres de la cellule d’urgence, épaulés par des habitants, ont opposé une résistance farouche. Leur combat, mené sans renforts immédiats et dans des conditions extrêmes, a sauvé de nombreuses vies.
Le kibboutz a perdu huit de ses habitants le 7 octobre. Les six membres de la cellule de sécurité : Lior Rodaif, Tal Haymi, Oren Goldin, Yaron Shahar, Boaz Avraham, Ofek Erazi ; Ofir Melman, soldat de Tsahal qui combattait au poste militaire de Soufa à proximité ; et Ella Hamoui, assassinée lors de la fête Nova. Les corps de Haymi et Rodaif se trouvent encore à Gaza. Le corps de Goldin a été rapatrié en Israël lors d’une opération militaire en juillet dernier, près de dix mois après son enlèvement. Ont été enlevés vivants depuis le kibboutz : Clara Marman, Gabriela et Maya Layemberg, libérées lors du premier échange ; et Luis Har et Fernando Marman, secourus lors d’une opération militaire à Rafah.
Le rapport pointe des failles majeures : absence de préparation face à une attaque massive coordonnée sur des dizaines de sites, rupture dans la chaîne de commandement, et lenteur dans l’envoi de renforts. Des décisions locales, comme l’envoi d’un char vers une position stratégique, ont permis de limiter l’ampleur de l’attaque, mais le manque de coordination avec les forces locales a pesé lourd.